En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour assurer le bon fonctionnement de nos services.
En savoir plus

Présentation et histoire des lieux

Par admin ingres, publié le mardi 25 octobre 2016 07:52 - Mis à jour le mardi 25 octobre 2016 21:22

La vie de Jean-Auguste-Dominique Ingres

Ingres. Autoportrait (1804)

Jean Auguste Dominique Ingres est né en 1780 à Montauban. Son père Jean Marie Joseph Ingres (1755-1814) est un peintre et décorateur qui l’initie très jeune à la peinture et au violon. En 1791, à l’âge de onze ans, il entre à l’Académie Royale de Toulouse où il reçoit des leçons de peinture et de violon. Toute sa vie, Ingres continuera à jouer du violon et deviendra même deuxième violon à l’orchestre du Capitole de Toulouse. L’expression violon d’Ingres est issue de cette seconde vocation du peintre.

Il part pour Paris en 1797 avec des certificats élogieux et il entre dans l’atelier de David. En 1801, il obtient le premier grand prix de Rome avec Les Ambassadeurs d'Agamemnon. En raison de la situation politique, il ne peut se rendre immédiatement à la Villa Médicis. De 1801 à 1806 à Paris, il peint de nombreux portraits qui seront jugés sévèrement par la critique :

En octobre 1806, Ingres part pour Rome. Il y restera jusqu’à 1820. De 1806 à 1810, en tant que pensionnaire à la Villa Médicis, il doit envoyer ses travaux à Paris: La Baigneuse, Jupiter et Thétis. Mais ses tableaux ne rencontrent pas l’adhésion de la critique parisienne. Il décide alors de rester à Rome et devra pour vivre réaliser de multiples portraits peints ou dessinés. En 1813, Ingres épouse Madeleine Chapelle (1782-1849), une jeune modiste de Guéret. Il réalisa de nombreux portraits de sa femme, le plus célèbre apparaissant dans Le Bain turc (1862). Madeleine est l’odalisque aux bras levés qui s’étire au premier plan. Elle est peinte d’après un croquis réalisé en 1818.

De 1820 à 1824, Ingres réside à Florence où il a rejoint son ancien condisciple à l’atelier de David, le sculpteur Lorenzo Bartolini. C’est à cette époque qu’il peint Le Vœu de Louis XIII, une commande du gouvernement français destiné à la cathédrale de Montauban.

En octobre 1824, Ingres part pour Paris pour accompagner son tableau qui doit être exposé au Salon. Il y reçoit un accueil enthousiaste car il se situe dans la tradition classique la plus pure en rappelant les Madones de Raphaël. Face à Ingres, Delacroix présentait Les Massacres de Scio, manifeste du romantisme. A partir de cette date, Ingres sera reconnu officiellement comme un grand peintre classique. Il obtient la Légion d’honneur puis est élu à l’Académie des Beaux-arts en 1825. Il ouvre un atelier à Paris et y forme de nombreux élèves. En 1829, il est nommé professeur à l’Ecole de Beaux-arts. De 1835 à 1841, Ingres occupe le poste de directeur de la Villa Médicis à Rome.

Ayant perdu son épouse Madeleine en 1849, il se remarie en 1852 avec Delphine Ramel, une parente de son ami Charles Marcotte d’Argenteuil (1773-1864). Elle a 43 ans, lui 72 ans. Ingres continuera à peindre jusqu’à sa mort à Paris en janvier 1867, à l’âge de 86 ans.